Un petit tour dans l'actualité, la mienne du moins, quoi de neuf, on commence par les bonnes nouvelles

le 1er juillet, réédition en édition deluxe remastérisée du 1er album des anglais d'it's immaterial sorti en 1986 "life's hard and then you die

vous vous souvenez d'eux ? si non, je vous raffraichis la mémoire avec ce morceau qui fut un mini tube un peu partout.. sauf chez nous, nous étions plus occupés avec au hasard, Patricia Kaas, patrick bruel, la crème de la crème, bon j'ironise...

It's Immaterial - Driving Away From Home (UK Version)

Alors, cela vous dit quelque chose ? j'adore ce groupe, leurs 2 premiers albums sont indispensables, une pop à l'anglaise teintée de synthétique et d'instruments plus traditionnels, accordéon, harmonica et quelques arrangements de cordes mais toujours cette mélancolie pluvieuse, ce spleen trés anglais, surtout dans leur sublime 2ième album Song, déjà réédité il y a quelques années.. A conseiller aux fans des Blue Nile, Talk Talk 2ième période et de Mark Hollis leur leader, sans oublier bien sur le grand David Sylvian.

Un petit rappel, pour ceux qui sont passés à coté et malheureusement ils sont nombreux chez nous, Gillian Welch fait bien partie des plus grandes  du folk américain, son album de 2001 "time (the revelator) est le meilleur album sortie par une dame depuis le 1er album de Suzanne Véga en 1985, que le temps passe vite, Gillian le dit trés bien dans le morceau éponyme de cet album, assurément un des 5 meilleurs albums de ces 25 dernières années. A noter que tous les morceaux sont co écrits avec le guitariste Dave Rawlings, un grand musicien, son jeu me rappelle Richard Thompson, ce qui est tout à son avantage

Allez hop, écouter ce "the revelator", je l'ai réécouté ce week end et ce morceau est sublime comme tout l'album d'ailleurs, rien à jeter

Gillian Welch - Time (The Revelator)

J'adore, comme la photo en noir et blanc au dos de la pochette du disque qui me rappelle la superbe photographie du superbe film peter bogdanovich the last picture show, ceux qui connaissent me comprendront. Ce disque respire cette mélancolie trés américaine, le middle west profond, cet ennuie, bien décrit dans le long morceau qui clôt cet album, I dream a highway, cette envie très américaine de partir sur les routes, comme les clochards célestes de Kérouac ou comme Joni Mitchell sur son chef d'oeuvre Héjira pour rester en compagnie de grandes dames. J'adore ces disques qui se terminent par un long morceau, 15 minutes ici, Dylan l'a fait sur Blonde on blonde ou sur highway 61, Phil Ochs aussi pour rester dans les influences revendiquées par Gillian.

Gillian Welch - I Dream A Highway

Le seul défaut de Gillian, elle est très paresseuse, 5 albums en 20 ans mais bon je préfère ce rythme de sortie plutôt que faire comme Neil Young, un album par an et à moitié raté voire pire et c'est un fan du loner qui le dit.

Autre chose, j'en parlerai lors d'un prochain post car je ne l'ai pas encore terminé, mon rythme de lecture s'est réduit avec mes soucis de santé actuel, je dévore un roman superbe, exceptionnel et qui va rejoindre mon top 5 français et top 10 du XX ième siècle, le sang noir de Louis Guilloux, comment un tel roman a t-il pu rejoindre les limbes de l'oublie, on est au même niveau que le meilleur de Céline, d'ailleurs son style "parlé, vociférant" me rappelle beaucoup son contemporain "voyage au bout de la nuit", personnage aussi detestable que génial, un facho notoire peu fréquentable et lache pour couronner le tout, Drieu de la Rochelle, un autre grand romancier, a eu au mois le courage de se suicider et d'aller au bout de ses idées, ce qui ne justifie pas bien entendu d'avoir été une ordure, bien que pour ce dernier les avis divergent, on le rapproche plus du mouvement des Hussards, lisez Gilles et vous vous forgerez une opinion. Il faudrait que j'en fasse un post d'ailleurs, peut on lire des romans de ceux qui ont acceptés l'inaceptable ? et qui sont par ailleurs de grands écrivains, je pense notamment à Brasillach, Lucien Rebatet (les 2 étendards est un chef d'oeuvre mais le gars une véritable m......).

Sinon le sang noir est le récit de la journée d'un professeur de philosophie qui ne va pas de main morte, véritable réquisitoire contre la bétise humaine, la boucherie du 1er conflit mondial, rarement un auteur aura été aussi critique sur cette guerre qu'il jugea inutile et dire que ce roman date de 1935. Mais attention, c'est très très très sombre, j'en parlerai un peu plus lorsque je l'aurai terminé.

Voilà, la suite au prochain épisode

Antonello